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image : Jim Warren

Après les flammes dressées vers le ciel, après l'or flambant et incendiant le paysage, après la terre brûlée à vif, après les cris qui déchirent l'atmosphère, après la peur, la terreur, les nuits noires que seul illumine l'incendie toujours, après les coulées de lave figeant à jamais ce qui fut vivant, autant de statues défiant le temps malgré la mort inéluctable, autant de morts gisant sur le terrain défoncé, après la fureur terrible du cratère crachant sa colère, après l'éclatement de ce qu'on croyait être vrai, après l'intime déliquescence des ombres dégoulinantes de feu, que reste-t-il ?...

Le ciel s'unifie en un bleu-gris plombé des larmes tues que jamais n'éventera le silence qui retombe, uniformément tranquillement, doucement, sur la terre. Le volcan se rendort comme un enfant après un gros chagrin, ou comme une femme comblée après l'amour, ou comme une bête fatiguée d'avoir trop couru. Tout est dit ou presque. Le reste retombe aussi dans le silence, ou dans le secret des pages qui seront écrites ailleurs, dans d'autres terres, dans d'autres vies. L'horizon se fait, se reconstitue, se reconçoit enfin.

 

 

Merci à tous et toutes.

Je tourne une page mais la vie continue, difficile et belle : Spinoza disait bien que "ce qui est beau est difficile autant que rare." Qui m'aime me suive.

Ne vous inquiétez pas pour moi, jamais. Je suis de ceux qui savent être heureux malgré et pour tout.